Parlons ciné

Publié le par moimeume

Je ne parlerai pas ici des quelques bons films Péruviens que j’ai pu voir mais de la mauvaise nouvelle qui rend triste mon couple. Non, les filles, je ne me sépare pas de ma pitite Péruvienne, il faudra attendre encore un peu mais par contre, Karina, c’est son nom, a été convoquée, comme tous ses collègues, pour lui annoncer qu’elle devrait chercher un autre travail.
En effet, le ciné dans lequel elle travaillait jusqu’à ce soir, employait une dizaine de personnes qui se retrouvent toutes à la rue ou presque. Ce ciné vient d’être racheté par une grande chaîne de complexe cinématographique de Lima, le cineplanet. Cineplanet est leader sur le marché péruvien en terme de nombre de salles et de spectateurs avec 76 salles à Lima, 9 à Arequipa, 9 à Piura et finalement 1 à Trujillo depuis cette semaine. Les valeurs de ce ciné sont (c’est sur leur site) : -service, -honnêteté, -justice, -persévérance, -travail en équipe, -loyauté envers l’entreprise.
 
Reprenons depuis le début.
Le service que donne cinéplanet, comme les gros complexes franҫais d’Universal-Vivendi et fils, est un service minimum : 98% de blockbusters et autres sous-merdes Hollywoodiennes.
Honnêteté : ben ils le disent pas que c’est de la merde. Sinon, y’aurait peut-être pas autant d’abrutis à aimer Taxi. D’autre part le contrat qu’on propose aux anciens salariés est tout simplement scandaleux (voir plus bas). Pas très honnête non plus la façon dont ils contre façonnent les boissons gazeuses qu’ils servent à la clientèle. Enfin j’me comprends. 
Justice et persévérance : allez dire à ce petit vieux qui me fait penser à Jean Rochefort dans Cinema paraiso et qui part à la retraite dans deux ans que d’être mis dehors comme cela est juste. Plus de 20 ans à travailler dans la même boîte et du jour au lendemain plus de travail et quelques 9 000 Soles Péruviens d’indemnités.
Travail en équipe : en équipe d’accord mais seulement de Lima, les nouveaux proprios ne voulant travailler qu’avec des Liméniens.
Loyauté envers l’entreprise : mais pas envers les employés. On leur a certes proposé de rester mais pour travailler 4 heures, 7 jours/7 pour 250 soles. Un gros foutage de gueule quoi !
Vous imaginerez bien sûr que les syndicats dans les entreprises privées n’existent pas et encore moins les Prud’hommes. Aucun moyen donc de défendre ses intérêts.
 
Reste plus qu’à voter Nihous au 2 tour pour changer tout ҫa.
PS: SVP ne votez pas Sarkozy dimanche et faites en sorte qu'il ne gagne pas parce que je sais pas ce que je vais bien pouvoir leur raconter à mes élèves. Oh la honte eh!!!

Publié dans société péruvienne

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ElNino 01/05/2007 19:21

En Gelbique, j'allais presque systématiquement dans les cinés alternatifs. Au Pérou, il est difficile de trouver un ciné de ce genre avec encore una "cartalera" intéressante et un confort acceptable. De fait, je vais au Cinérama. Je ne me fais aucune illusion : cela fait longtemps que je ne suis plus allé au Cineplanet, mais Cinerama ne doit pas être mieux.
Ca doit être ça la démocratie d'Alan Garcia ...