Ca va péter chéri

Publié le par moimeume

Spectacle hallucinant la semaine dernière sur la Plaza de armas de Trujillo. Alors que le président de la République Alan Garcia se présentait sur la Place d’Armes pour saluer ses partisans avant de donner son discours; à l’autre bout de la Place, l’actuel maire de Trujillo sortait sur le balcon de l’Hôtel de Ville pour saluer les siens.
Sacrée provocation surtout quand on connaît la rivalité entre les deux hommes. Acuña a gagné les élections municipales de l’année dernière alors que l’APRA, le parti d’Alan Garcia y était au pouvoir depuis plus de 50 ans.
L’actuel maire, qui m’a touché le genou 3 ou 4 fois alors que je faisais l’interprète lors de la visite de jeunes français ici ( je n’ insinue absolument rien. Je veux juste dire que je l’avais trouvé particulièrement abordable ce petit monsieur), le maire disais-je provoqua la colère des partisans Apristes en même temps que la joie des professeurs, en grève depuis un mois déjà et qui étaient venus manifester leur mécontentement au Président Garcia.
Actuellement les grévistes persistent et signent, malgré une campagne médiatique honteuse du gouvernement qui essaie de faire passer les syndicalistes pour des Marxistes-Léninistes-Chavistes et tout ce qui termine par –iste et qui va contre l’ordre établi.
Depuis, ce sont les travailleurs des mines et des transports qui prennent le pas des profs. Pendant ce temps, Alan Garcia s'octroie des pouvoirs spéciaux pour faire intervenir l’armée dans le but de maintenir l’ordre. De plus, Humala Ollanta, le leader Nationaliste ayant perdu les élections présidentielles de 2006 recommence à faire parler de lui.
 
Ca sent pas bon tout ça. Mais heureusement, notre président nous a assuré que le Pérou « está creciendo », en pleine croissance économique. Le problème est que toute la thune qui arrive au Pérou en repart presque immédiatement.
Dernier exemple en date, l’inauguration d’un supermarché à Trujillo. En France on aurait invité Sim, Daniel Gilbert ou encore Lara Fabian pour l’inauguration d’un Mammouth. Ben non, ici, c’est le Président en personne qui vient couper le petit cordon rouge et nous rabâcher toujours le même discours de sa super croissance économique mais oublie de dire que comme toujours, c’est l’inversion d’un capital étranger (chilien cette fois) qui vient donner du travail à 50 personnes rémunérées comme des esclaves et que tous les profits s’envoleront directement au Chili.

Publié dans société péruvienne

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chachapoyano 21/07/2007 18:59

ouais, ca fait vmt du bien. j'espère vmt pouvoir dedicar mas tiempo a mon blog a partir de la semaine prochaine.
a la revoyure amigo

El Nino 21/07/2007 05:05

Ravi de te revoir sur les ondes d'Internet. Je commençais à me faire du souci, même si je me disais bien que c'était ton travail qui te pompait tout.
Trujillo a l'air plus agréable que Lima, mais ça c'est pas nouveau.

Viva la revolucion !