Chiffres, colère et calma

Publié le par moimeume

42 heures après le terrible tremblement de terre qui a secoué le Pérou, il est temps de faire un premier bilan chiffré qui parlera bien plus qu’un long discours.
- 510 morts
-1500 blessés
- 85 000 sinistrés
-16 669 maisons détruites
- 8 : la magnitude du tremblement a été revue à la hausse.
- 3 villes presque totalement détruites (Ica, Chincha et Pisco)
- 368 répliques dont une ce matin qui a atteint 5, 5 sur l’échelle de Richter et qui a provoqué un mouvement de panique à Pisco.
- 470 000 $ de don de la part du gouvernement Catalan. Depuis hier le pays recoit des dons de l’étranger. Les sommes ne sont pas exagérément élevé ce qui me fait penser qu’elles arriveront à destination.
- 12/20 la chanson qui passe en boucle et qui demande à tout le monde de faire des dons à « nuestros hermanos del Sur »
- 20/20 au gouvernement d’Ancash qui fut le premier à agir et qui a envoyé 7 tonnes de matériel et de vivres. « Nous avons vécu la même chose dans notre chaire en 1970 et nous voulons être les premiers à aider nos frères du Sud » (relire mon article d'il y a quelques jours seulement)
- 14h00, l’heure limite pour les familles pour enterrer leurs morts…dans une fosse commune.
- 30 ans : la peine de prison qui devrait être infligé aux propiétaires des compagnies de bus qui ont augmenté leurs prix.
- 1 : en plus des 30 ans de prison, un coup de genou là où ça fait mal.
- 0 l’attitude des entreprises privées (dont les télévisions) qui tardent à montrer leur soutien aux victimes.
- 0 pointé pour l’attitude du premier ministre (et du gouvernement en général) qui passe son temps à se justifier devant la presse et qui passe pour une victime par rapport aux critiques qui fusent contre l’organisation des secours et le manque de coordination des autorités. Un incapable ce Jorgito.
 
Ce que l’on craint actuellement en plus de la difficulté de l’approvisionnement de l’eau et des vivres, c’est la montée de la colère des sinistrés. 2 jours après la tragédie, l’eau n’est toujours pas arrivée dans certains endroits où les routes ont été détruites. Pour le moment l’aide humanitaire a été centralisé uniquement sur la place principale de la ville de Pisco. Les villages aux alentours des 3 grandes villes touchées sont pour le moment coupés du monde. La question : « N’existe-t-il pas d’autres moyens d’acheminements des dons autre que la voie terrestre ? L’avion par exemple… » Je ne sais pas, je pose la question.
En réponse à cette colère qui monte les autorités réclame du calme. C’est tellement facile de le dire depuis on bureau à Lima…
 
Voilà pour les dernières nouvelles. J’essaierai d’être plus présent dans les prochaines heures pour vous informer sur l’avancée des secours. De mon côté je vais rejoindre l’Alliance Française où j’attends la venue de nombreux Trujillanos qui m’ont promis de rassembler des vivres, vêtements, tentes et couvertures (c’est l’hiver ici !)
 
Des photos du drame ici.
 
 
PS : Merci pour les nombreux messages de soutien que j’ai reçus ici ou sur mon mail.

Publié dans société péruvienne

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