On est tout petit. Doly para siempre
On est finalement bien peu de choses face à l’immensité de la vie … et de la mort. En rentrant du travail hier soir, je vois ma copine en larmes dans le lit. « Doly est morte » crois-je entendre. Dans ces moments-là, on ne comprend pas, on ne veut pas comprendre.
Quand on vous dit Dolly, vous pensez à ce mouton cloné. Moi, je pense à un sourire, une joie de vivre, une envie d’étudier et de s’en sortir dans la vie.
Doly fut mon élève pendant quelques mois à Chachapoyas. Tous les matins, elle me sortait du lit en frappant très fort à ma porte pour que je lui donne des cours d’anglais où entre 2 explications, 2 sourires, 2 conversations, je pouvais sentir l’énergie et la volonté qui nous manquent parfois.
Tu avais toute la vie devant toi. Mais un salopard au volant de son camion en a décidé autrement et a percuté le bus dans lequel tu voyageais pour retrouver ta famille. Elle avait 18 ans. 20 autres personnes ne reverront jamais leur famille non plus.
Je ne parlerai pas de la situation des routes et de l’inconscience, le mot est faible, des chauffeurs Péruviens. Je vais juste pleurer car aujourd’hui je me sens impuissant. Je me sens petit.
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