Voyage à Huaraz - Jour 2

Publié le par moimeume

Jour 2
Réveil à 8 heures pour d’abord changer d’hôtel et ensuite prendre le bus qui nous amènera toute la journée dans le Callejón de Huaylas. Mauvaise surprise quand on rentre dans le bus rempli de familles, d’enfants, de grand-mères, et de Roberto, vous savez celui qui parle tout le temps et qui fait des blagues lourdes.
Le corridor de Huaylas se situe entre deux chaînes de montagnes, la cordillère noire à l’ouest et la cordillère… blanche à l’est évidemment. 

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La cordillère noire a des sommets qui dépassent les 5000 mètres mais sans neige à cause de l’action des vents alizés venant de l’Océan Pacifique qui empêchent la formation de glaciers. En face, la cordillère blanche nous offre le fabuleux spectacle d’une centaine de glaciers et quelques 269 lagunes sur environ 180 km de long. Le sommet le plus haut du Pérou, le Huascaran (6768 mètres) vous sera présenté en dessert dans ce billet.
La visite commence par une étape dans le petit village de Carhuaz qui invite le touriste à goûter les meilleures glaces du monde dont notamment un rhum-raisin des familles (j’en connais un qui est en train de saliver en me lisant, bonjour papa). Je suis également entré dans un atelier de couture où j'ai rencontré de véritables artistes ce qui fera en saliver une autre (bonjour maman)

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Maman, regarde les machines utilisées et le travail de fou que ces demoiselles réalisent.

Ensuite, nous nous dirigeâmes vers la lagune de Llanganuco, toujours sous la protection de notre guide qui faisait l’apologie des mines d’or canadiennes, qui donnent beaucoup d’emplois et de techniques très modernes aux paysans locaux. Heureusement, Superarno est intervenu pour lui signaler que ces multinationales étaient responsables de pollution et de bien d’autres choses néfastes pour la société et l’économie Péruvienne. Mais Roberto fit une blague très amusante et nous changeâmes de sujet.
 
Nous arrivons donc à la lagune de LLanganuco et c’est vrai que le spectacle est vraiment magnifique. A 3850 mètres d’altitude, une étendue d’eau turquoise entourée de glaciers et de montagnes massives s’offre au touriste. Les mots ne sont pas suffisants, je préfère vous proposer ces photos et ce petit film vraiment pas Spielbergien. 
  

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DSC01110.JPGDSC01121.JPGJe suis plus gros que ça normalement...

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Bien turquoise en effet.
Nous reprenons le bus, dans la joie et la bonne humeur, avec Roberto et sa fille bien éduquée, pour nous diriger vers Caraz où nous attend un déjeuner des plus simples et ensuite une visite au village de Yungay.
En fait, nous visitons l'ancienne ville de Yungay étant donné que cette ville fut détruite à 90 % lors du tremblement de terre du 31 mai 1970.
Je vous communiquerai dans les prochains la traduction des témoignages bouleversant de quelques uns des survivants. Je demanderai à mes élèves d’en faire la traduction parce que c’est assez long et je suis un flemmard par nature.
En quelques mots je peux vous expliquer que ce tremblement de terre (7,8 sur l’échelle de Richter) a provoqué l’avalanche d’un pan glacé entier du Huascaran qui surplombe la ville de Yungay. Cet alluvion de 100 millions de mètres cube a dévalé la montagne à une vitesse impressionnante de 280km/h. Le flot alluvionnaire (ça se dit ça ?) se dirigea vers la ville et l’ensevelit sous 7 mètres de terre, de boue et de roches. Le bilan ? 22 000 morts à Yungay parmi les 67 000 victimes dans tout le Callejón de Huaylas. Les rares survivants ont trouvé refuge sur les hauteurs du cimetière qui dominent la ville. Toute cette histoire est normalement racontée par des enfants qui attendent le touriste à l’entrée de la ville-cimetière mais j’ai préféré ne pas entrer dans ce jeu malsain de faire travailler les enfants pour 2 soles et me suis débrouillé pour que d’autres me relatent ce terrible évènement.
Peut-être que les photos parleront mieux que mes mots.

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Le cimetière vu d'en bas.
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L’entrée du cimetière de Yungay et le Christ monumental sont construits sur une colline, avec 5 plateformes circulaires en colimaçon, ce qui lui donne une physionomie unique au monde. c'est là qu'ont trouvé refuge les rescapés de l'alluvion. 

DSC01164.JPG En face du Christ: le Huascaran.

DSC01171-copie-1.JPGNe fantasmez pas Mesdames. Ce sont les trois seuls palmiers qui ont survécu au désastre. 

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Un mur totalement détruit et qui peine à rester debout. DSC01170-copie-2.JPG
Le cadavre d'un bus.
DSC01173.JPG La priorité : reconstruire la façade de l’Église. Vous n’aviez qu’à pas pécher aussi les mecs. Ce ne serait jamais arrivé sinon… 

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Des photos anciennes de la ville de Yungay, avant le tremblement de terre. 

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Le dessert donc: Monsieur Huascaran. Majestueux.
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La suite demain...


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